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01/07/2012

Canal du Midi: Un petit rapport pour ne rien dire. Bravo Monsieur Alain Chatillon!! Un rapport illégitime pour une ambition légitime et c'est tout!

Saint du jour :                 Saint Martinien

Contrepèteries :             Abandonnées aux chutes, sans remises...

                                           Ils ont eu mal au foie, après l'avoir dénoncé

                                           Aucun e-mail n'est venu

                                           Quelques fois, les clans arrivent à pénétrer les groupes 

Dicton Français :             En guerre comme en amour, pour finir il faut se voir de près

Dicton Juif :                      Le rire et la légèreté conduisent à la honte

Dicton Africain :              Qui compte les fautes de son ami en sera abandonné

Proverbe Chinois :           Plus il y a de monde réuni, plus il y a de médisance

Dicton du jour :

 

Une politique ne tenant compte que de l'heure présente est toujours d'ordre inférieur

Gustave Le Bon

 

Canal du Midi: Un petit rapport pour ne rien dire. Bravo Monsieur Alain Chatillon!! Un rapport illégitime pour une ambition légitime et c'est tout.

 

Voila comme promis, mon rapport détaillé concernant le rapport de mission incomplet de Monsieur le Sénateur Alain Chatillon. J'en avais déjà parlé à chaud et à partir d'un rapport restreint de 4 pages, mais je ne peux pas m'empêcher d'en parler plus en détail et après avoir lu et relu le rapport complet que ce Sénateur doit considérer comme un chef d'œuvre abouti, chef d'œuvre de la médiocrité. J'espère ne pas en mettre trop long,  j'écrirais des pages et des pages pour la protection du Canal du Midi.

 

Un rapport restreint sans saveur, sans aucune idée novatrice, sans contenu concernant l'un de nos plus formidables monuments Français voir mondiaux. Et il est très surprenant de constater que les journaux, une fois de plus, ont pris pour argent comptant, les déclarations de celui qui ose nommer son rapport: "Une ambition légitime pour le Canal du Midi et le Canal des Deux Mers". L'an dernier, lorsqu'a commencé à se répandre le problème du chancre coloré détruisant les platanes de nos canaux, j'ai pu compter jusqu'à 21 journaux ou médias pour répéter inlassablement la même litanie et les mêmes fausses nouvelles. Aucun d'entre eux n'a cherché à approfondir le problème et a pris pour vérité les informations concoctées par les VNF. Cette année 2012, RECORD BATTU, pendant mon hospitalisation, j'ai eu plus de temps et j'ai pu compter 29 médias, journaux et télévisions rapportant la même ânerie: "LE RAPPORT DE MISSION DU SÉNATEUR ALAIN CHATILLON". Est-ce qu'à un seul instant, les journalistes se sont demandés si des pans entiers du rapport n'avaient pas été des copier/coller de leurs propres articles des deux précédentes années, agrémentés de ci de là d'idées copiées sur internet?!! Car il faut le dire, ce rapport pompeusement nommé n'est qu'un vulgaire copier/coller agrémenté de plagiats.

 

Premier paragraphe: "VNF SNSO DIRSO"

Copier/coller lamentable reprenant ce qui existe en au moins à une centaine d'exemplaires sur  Internet.

Temps d'élaboration calculé = une minute pour un néophyte sur un traitement de texte.

 

Deuxième paragraphe au titre racoleur: "vers une nouvelle gouvernance".

Ce paragraphe, totalement inutile reprend quelques évènements éculés, type charte régionale spécifique du Canal des Deux Mers dont on n'a jamais pu voir les effets mise à part la Voie Verte en Aquitaine et Midi-Pyrénées, quant au schéma de développement de 2002, sans doute s'agit-il d'un fantôme ou d'un rapport de 2003, rapport 2003-0084-001 du 15 Janvier 2004 sur le Canal du Midi.

On nous parle d'un nouveau projet inter régional, mais lequel est-il Monsieur Chatillon, peut-être est-ce le même projet qu'une certaine association qui annonce beaucoup sans jamais donner aucun détail!

Temps d'élaboration:  trois minutes pour aller chercher l'idée.

 

Troisième paragraphe: "Les plantations du canal du Midi: un enjeu majeur pour le devenir du canal du Midi".

C'est le paragraphe le plus consistant en terme de longueur de texte et non pas en terme de contenu. On y retrouve ce texte éculé concernant l'introduction du chancre coloré en 1945, mais qui a pu le prouver pour que même un Sénateur-Maire de Revel le place dans son rapport qui se devrait être circonstancié et sérieux? Pourquoi Monsieur Chatillon s'est-il cru obligé d'expliquer comment s'est répandue l'épidémie, avec force détail. Comme si nous ne le savions pas, en quoi ces explications peuvent amener du nouveau dans ce rapport? C'est vraiment du remplissage! Pourquoi ne pas expliquer plutôt, pourquoi l'État a tourné le dos aux voies fluviales en général et au Canal du Midi en particulier, depuis maintenant plus de 30 ans?

Ce paragraphe n'est présent que dans le but de donner raison aux VNF, pour sa conduite des opérations (totalement hors sujet), pour ses absences dans le combat contre l'épidémie du chancre coloré. Qui à ce jour peut nous donner à lire un rapport même très court sur la lutte contre l'épidémie du chancre pourtant connue depuis de très nombreuses années? Monsieur le Sénateur va jusqu'à sortir des chiffres qui dans l'ensemble donnent le même montant de 200 millions d'euros mais dont le détail ne correspond plus à ce qu'avait annoncé les Voies Navigables de France. Il y a bien une raison d'arriver à un chiffre approximativement de 200 millions sans fournir les mêmes ratios! C'est que le chiffrage n'a jamais été réellement fait et qu'on ne sait toujours pas combien coûtera la replantation, en incluant arrachage, remplacement et protection des berges.

D'ailleurs pourquoi annoncer des travaux d'envergure qui demandent un accompagnement financier collectif pour annoncer en réalité le montant global de 200 millions d'euros, uniquement parce qu'aucun chiffrage réel n'existe et que personne ne sait comment le montant sera provisionné.

Sinon, pour le reste, il s'agit de philosopher sur ce qu'il a déjà été dit concernant la structure paysagère, 6,58 mètres entre chaque arbre, la couleur des feuilles, il n'y a pas le prénom de celui qui va abattre le premier arbre mais c'est un oubli.

Maintenant le moment de gloire de Monsieur le Sénateur: (roulement de tambour), LE DÉFI, abattre 4000 arbres au lieu de 300 par an. On aurait certainement préféré que les VNF fassent leur travail et qu'on n'abatte que quelques arbres par an, ceux qui étaient vraiment inexorablement malades.

Temps d'élaboration: 15 minutes pour le calcul des coûts de travaux: 198 925 000 euros au lieu de 200 000 000 euros. Mais Monsieur Alain Chatillon nous prévient que l'évaluation n'inclut pas les frais de prospection (Qu'est-ce que c'est que ça?), de maîtrise d'œuvre (ce ne sont donc pas les VNF les maîtres d'œuvre?) et le meilleur du trop bon, et vous pouvez relire si vous ne me croyez pas:

La conduite des arbres pendant 15 à 20 ans en vue de la formation de voûtes.

C'est ce qui est clairement indiqué dans le rapport

 

Quatrième paragraphe: "Les modalités de financement des plantations du canal des deux mers".

Là encore, un grand défi lorsque Monsieur le Sénateur reprend les valeurs économiques du Canal des Deux Mers.

D'ailleurs, j'aurais une petite question à l'attention du rapporteur: "Pourquoi parler du Canal des Deux Mers  qui se comporte comme une vallée dont le potentiel est sur l'eau? Sa mission n'était-elle pas de faire un rapport sur les problèmes paysagers du Canal du Midi???

N'y aurait-il pas du hors sujet dans ce rapport comparé  à la demande initiale?

 

Pour les différentes sources de financement, cela tourne au risible, mélanger des compensations carbone avec du mécénat, des sur-péages (à l'attention de qui?), de taxes de séjour et de valorisation de foncier, ce qui est clair, c'est que Monsieur le Sénateur n'a malheureusement aucune solution à proposer et qu'il a tenté de faire une liste à la Prévert, ce qui semble marcher puisque personne n'a encore osé en parler.

Et le meilleur pour finir: La valorisation de la marque. Reprise, comme je vais le prouver dans le paragraphe suivant d'une idée lancée lors d'une conférence de presse à laquelle Monsieur Alain Chatillon était très loin d'être présent. Seul gros bémol pour Monsieur le Sénateur, il ne di pas en quoi  consiste le projet ni ce qu'est la marque, normal puisqu'il ne fait que reprendre une idée qui n'est pas de lui!

 

Maintenant et toujours concernant les modalités de financement des plantations, pourquoi ne parle-t-on absolument pas:

- du lobby "irrigation" et "agricole", le canal étant un très gros pourvoyeur en eau agricole.

- des taxes agricoles lesquelles sont dérisoires

- des taxes payées par les loueurs de bateaux (en majorité d'origine anglaise)

- d’étude économique sérieuse sur l’impact économique des différents types de navigation sur le Canal

Temps d'élaboration: compte tenu des gros manques et des redits par rapport à ce que disaient les VNF, c'est un copier/coller nécessitant une demie-journée (surtout des temps de frappe).

 

Cinquième paragraphe: "Propositions de trois scénarios d'organisation".

Je remercie personnellement Monsieur le Sénateur pour le plagiat intégral concernant les propositions, ou plutôt "la proposition" car les trois dites propositions et une seule, ce serait strictement la même chose mais il fallait absolument faire crédible et rajouter quelque chose de personnel.

Entre autres, Ci-joint des articles suite à une conférence de presse du 29 Septembre 2011, conférence de presse dans laquelle l'idée d'une entreprise publique indépendante des VNF est lancée. Cette idée m'a valu alors, d'être traité d'iconoclaste par un journaliste. Mais par contre maintenant, Monsieur Alain Chatillon reprenant cette idée ne semble pas iconoclaste!!

 

canal002.jpg

canal001.jpg

 

En aparté, à noter que les intervenants des conférences de presse et d'une réunion du 24 Novembre 2011 à Trèbes avec les représentants du Ministère de l'Écologie et de la Préfecture de l'Aude, se sont  totalement désolidarisés  de l'association nommée dans les articles, laquelle ne peut se prévaloir du travail fait jusqu'à ce jour.

 

Scénario 1:  Il est impensable que VNF continue à être maître d'ouvrage, ayant depuis sa création, démontré une incapacité financière et technique. Il faut le répéter une fois de plus pour que certains comprennent, le Canal du Midi n'est pas un canal comme les autres, c'est un monument, qui plus est, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Scénario 2: Créer une structure limitée dans le temps avec réintégration aux VNF après 15 ans, une pure fiction qui n'aurait pour but que de décharger momentanément l'État au détriment des Régions et collectivités locales et de favoriser certaines magouilles pour le partage de l'eau.

Scénario 3: C'est la solution expliquée aux journalistes le 29 Septembre 2011, avec toutefois de gros oublis. Tant qu'à faire, pourquoi ne pas inclure les utilisateurs du canal, les bateliers, formateurs, loueurs ainsi que les financeurs et surtout...l'UNESCO, le Canal du Midi n'est-il pas classé!?? D'autre part pourquoi limiter la structure au Canal du Midi ou des Deux Mers, n'y a-t-il pas mieux à faire. Ne jamais aller jusqu'au bout de la réflexion, c'est ce qui coûte très cher en France, en Europe ou dans le monde. Toujours le nez dans le guidon, jamais sur l'horizon.

  

LES GROS OUBLIS de Monsieur Alain Chatillon:

Il est inimaginable de constater les gros oublis de ce rapport. Bien que la mission de Monsieur le Sénateur-Maire de Revel consistait à faire des propositions paysagères pour le Canal du Midi, on peut retrouver des propositions concernant le canal des Deux Mers et l'Aquitaine qui ne se trouve pas sur le Canal du Midi aux dernières nouvelles. Alors pourquoi ces inclusions alors qu'il existe des oublis monumentaux concernant la Canal du Midi:

- Restauration des berges, tunage en quoi consiste-t-elle?

- Restauration des ouvrages d'art, des maisons d'éclusiers, etc...?

- Comment se fera l'entretien à l'avenir et comment sera-t-il financé?

- Comment se fera le désenvasement des cuvettes, ou seront stockées les boues et vases?

- Qu'en est-il de la qualité de l'eau du canal des Deux Mers et surtout du Canal du Midi entre Castelnaudary et Agde?

- Y aura-t-il un retour au fret commercial sur les canaux du Sud de France? Retour au fret indispensable à l'entretien du monument!

- Quand la zone tampon du Canal du Midi sers-t-elle enfin déterminée avec précision?

- Quand fera-t-on respecter la réglementation sur les canaux?

- Quels sont les projets prévus? C'est bien de dire le mot projet mais encore faut-il qu'il y en ai!!!

- Pour les replantations, quel calendrier, même cela n'est pas indiqué, c'est le flou le plus complet par manque d'informations

- Quels sont les résultats des deux premières années de recherches de mécènes car VNF en cherchent depuis déjà deux ans et payent des sociétés sans aucun résultat?!!  

 

 

CONCLUSIONS:

Un rapport qui ne fait que reprendre une à une toutes les idées déjà vues et annoncées sur tous les médias. Un rapport fait uniquement pour conforter les différentes hypothèses du 24 Novembre 2011 par l'ex-Ministre, celle qui plante des arbres sans avoir son BTS de paysagiste. Un rapport qui ne prend jamais en compte les problèmes primordiaux quant à la vie durable de notre Canal des Deux Mers et qui met en danger notre Canal du Midi.

200 millions d'euros, c'est ce que représenteraient les replantations des platanes, mais que représentent les autres réfections? La Canal du Midi ne se borne pas à replanter des platanor à des prix prohibitifs, il faut le restaurer, ôter les vases, entretenir, vérifier la solidité des berges, permettre le retour à la navigation de fret. Et il ne s'agit que des 240 kilomètres du Canal du Midi, restent les 190 kilomètres du Canal latéral à la Garonne. Vous semblez jongler avec les appellations "Canal du Midi" et "Canal des Deux Mers" au gré des paragraphes.

Un minimum aurait été de compulser un rapport du 14 Mars 2011 intitulé "Connaître les paysages et en reconnaître la valeur" du Conseil Général de l'Environnement et du Développement durable, il y a beaucoup à y apprendre et surtout une grande partie du rapport était déjà effectué un an auparavant. Il existe également un autre rapport intéressant appelé rapport Saint-Pulgent de 2009 dont le contenu est beaucoup plus intéressant que le rapport insipide Chatillon.   

 

RAPPORT Å CLASSER VERTICALEMENT COMME L'AUTRE RAPPORT DE MONSIEUR ALAIN CHATILLON SUR L'EMPLOI. IL N'Y A RIEN DEDANS DE BIEN NOUVEAU

 

Guy SENTENAC en remerciant les bateliers du Canal des Deux LMers

 

 

23/06/2012

Alain Chatillon, Canal du Midi, rien de nouveau dans ce rapport misère de 4 pages. Et copieur en plus!

Saint du jour :                 Sainte Audrey

Contrepèteries  :            Un vieux contrôleur n'a pas de vassal

                                           Tranquillement, le chiffonnier empilait son vieux fer

                                           Soyez rude si vous voulez que çà cesse

                                           Soldats, brûlez vite ces camps                 

Dicton Français :             En amour, en procés, en vaillance, un rien fait pencher la balance         

Dicton Juif .:.                     Mieux vaut le célibat qu'un mariage malheureux

Dicton Africain               Celui qui demande qu'on lui répète, n'est pas forcement sourd

Proverbe Chinois :         Le luxe augmente les besoins, la modération le plaisir

Dicton français du jour :

 

Le désir de maintenir "le cours naturel des choses" jusqu'à ce qu'il soit trop tard est la plus grande menace que l'humanité fasse peser sur elle-même

André Lebeau

 

 

Alain Chatillon, Canal du Midi, rien de nouveau dans ce rapport misère de 4 pages! Copieur en plus!

 

Ça y est c'est reparti pour un tour avec l'arrivée du rapport Alain Chatillon Nouveau et ses nombreuses propositions qu'on connaissait déjà (en fait 4 pages de copier/coller). Tout le monde va encore parler du Canal du Midi pendant une semaine, puis ce sera à nouveau le silence.

 

Au fait, en aparté, contrairement à ce qu'avance une association qui ne met jamais les pieds sur le Canal avant que d'écrire sur le sujet, Monsieur Alain Chatillon est Sénateur Maire de Revel et non de Rodez.  Il faut déjà savoir lire avant que de faire des blogs en particulier faudrait-il avoir lu le rapport Chatillon avant d'en parler, mais c'est vrai ceux qui connaissaient le sujet "Patrimoine" dans cette association sont partis sous d'autres cieux, alors on reprend les écrits existants et on brode.

 

999.jpgAlors maintenant, que penser de ce rapport dont, première curiosité, les journalistes ne rapportent pas la même chose en fonction des sensibilités. Alors, erreur de transcription (j'en doute, les journalistes sont des professionnels), erreur dans les données ou les informations de Monsieur le Sénateur? Pourquoi pas! Toujours est-il, par exemple, que certains journaux annoncent 42.000 platanes à abattre sur le Canal du Midi entre Toulouse et Agde, d'autres 42.000 sur le Canal des Deux Mers entre Bordeaux et Sète. Sans vouloir jouer les puristes ou rabat-joie, ne pas savoir la différence entre Canal du Midi et Canal des Deux Mers est un peu ennuyeux surtout pour un rapporteur, quant à la distance c'est du simple au double, 240 kilomètres au lieu de 442 kilomètres. Voies Navigables de France ont toujours annoncé 42.000 platanes uniquement sur le Canal du Midi. Le rapport Chatillon parle de 43.000 et non 42 et la phrase, il est vrai mélange Canal des Deux Mers et Canal du Midi. Et ceci n'est qu'un exemple, les différences étant très nombreuses sur les 11 médias que j'ai pu lire ou visualiser. Parfois j'ai tendance à croire que certains médias n'ont pas lu le rapport et restent sur d'anciens articles de 2010 ou 2011!

 

Maintenant concernant le rapport par lui-même, il semble que Monsieur Alain Chatillon aurait pu avoir l'amabilité de me remercier après avoir repris en entier des pans d'un rapport que j'avais envoyé par mail à différents politiques ainsi qu'à VNF et remis à Madame Kosciusko-Morizet alors Ministre. Ce rapport remis au nom d'une association dont je ne fais plus partie, faisait suite à une conférence de presse du 19 Septembre 2011 et relayée par de nombreux médias, dans laquelle un batelier professionnel, une élue, un spécialiste en qualité de l'eau et deux amoureux du canal dont moi-même avaient tenté de mettre en avant les problèmes d'entretien du canal. ainsi que les problèmes d'avenir du monument. Chose amusante, suite à l'envoi de ce rapport, le Président des Communes des Deux Mers m'avait appelé pour me dire qu'une Entreprise Publique multi régionale pour le canal des deux mers existait déjà, alors pourquoi Monsieur Alain Chatillon ne la connaît-elle pas lui-même? Peut-être Monsieur Delachoux avait-il confondu Entreprise Publique et Charte du canal des deux mers!

 

998.jpgSinon, que dire d'un rapport sans aucune originalité ni aucune proposition vraiment originale si l'on tient compte des copier/coller. Peut-être faut-il noter que si l'ardoise de 200 millions d'euros (uniquement pour le paysager) reste la même, la répartition diffère par rapport à 2010 (époque ou les coûts n'étaient que de 100 millions). En 2010, la répartition était de 35% pour l'abattage, 15% pour la plantation et 50% pour les berges, maintenant presque 40% pour l'abattage, 23% pour la replantation (c'est Monsieur Vigouroux qui va être content de la rallonge) et seulement 37% pour la défense des berges alors que les VNF n'ont toujours aucune solution de tunage.

Concernant la Patrimoine Mondial de l'UNESCO, il est délirant de lire "la future zone tampon" laquelle, après 15 ans, n'a toujours pas été clairement définie. Alors ou, Monsieur le Rapporteur, a-t-il été chercher une définition de zone tampon alors qu'actuellement c'est un laisser-aller permanent.

 

Comme déjà dit de nombreuses fois, "POURQUOI SEULEMENT UN RAPPORT PAYSAGER?". Rien n'est dit sur l'état général du canal, sur son envasement et les millions de mètres-cube de vase à enlever, l'état des berges, l'entretien des ouvrages d'art, les travaux mal faits. Il semble que Monsieur Alain Chatillon ai fait un rapport en lisant ce qui se fait sur internet et non pas en allant voir ce qu'il se passe sur place, le long des berges. Quant à l'utilisation des canaux, c'est toujours au point mort et les canaux ne verront passer des bateaux que pendant 5 mois permettant un envasement progressif. A quand le retour au fret?

 

LA VÉRITABLE SOLUTION POUR LES CANAUX DONT LE CANAL DU MIDI: Pour que le Canal des Deux Mers et donc le Canal du Midi puisse vivre, il faut lui construire un avenir et donc lui trouver non pas une activité touristique mais DES activités permanentes. Il faut d'autre part chercher une rentabilisation et non pas des fonds à droite et à gauche.

  

Il faut avant tout définir un projet novateur, une nouvelle utilisation et trouver une rentabilisation par de nouvelles activités et non pas de l'argent gratuit par mécénat et dons. De nouvelles activités et une rentabilisation permettraient aux Régions administratives d'Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées d'investir dans les canaux et voies d'eau et non plus de les subventionner, ce qui fait une remarquable différence.

 

 6 mois pour pondre 4 pages de copier/coller? Quel en a été le coût pour accoucher d'un rapport misère sans originalité ni pistes!

  

05/04/2012

Canal du Midi: Villedubert, Trèbes, Capestang, des exemples du travail bien fait des VNF!

Contrepèteries     Elle est conquise par cet admirable beauté de sites

                                   Elle hésitait à dévoiler son but devant tant de candeur

                                   Drôle d'odeur le gant de cette braillarde

                                   La chanteuse laisse caresser ses tresses pendant les infos

Dicton Français :     Enseigne l'ignorant, il deviendra ton ennemi

Dicton Juif             Pour tomber on se débrouille seul, pour se relever on a besoin d'un ami

Dicton Africain      Même si le gnou mange l'herbe, elle continue à pousser

Proverbe Chinois  La mort est un repos pour le sage, pour les autres une soumission

Dicton du jour :

Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir.

Marat

 

Canal du Midi : Villedubert, Trèbes, Capestang, des exemples du travail des VNF.

Après Béziers puis Toulouse, un troisième exemple de l'état de notre Canal du Midi tellement bien entretenu par les Voies Navigables de France. Cette fois-ci nous allons voir le tronçon allant de Carcassonne à Béziers. Nous ne parlerons pas du port de La Redorte magnifiquement restauré grâce à la volonté de sa municipalité aidée par les collectivités locales. Nous ne parlerons pas non plus de nombreuses communes sises sur le canal telles Marseillette dont le Maire attend de savoir quand on lui remplacera les platanes abattus, Homps dont Véolia attend de prendre pied dans le port, Mirepeisset dont la rigole est envahi par des algues, etc... L'actualité immédiate nous a mené vers Villedubert et Trèbes ou des replantations ont été effectuées à grand renfort de publicités intempestives et déplacées, ainsi que Capestang, haut lieu d'un début de privatisation du Canal. Ces trois sites sont représentatifs du travail mal mené par ceux qui sont en charge de l'entretien ainsi que de la diversité des problèmes non résolus.

Villedubert:

01.JPG200 platanes ont été abattus entre les écluses 44 dite l'Évèque et 45 dite de Villedubert. Cette partie du canal est totalement différente de celle de Trèbes. Les platanes étaient plus éloignés des berges et les racines n'étaient pas visibles sur les berges, ou très peu. De plus on peut voir une tentative de tunage (technique de protection des berges) effectué au moyen de planches se sapin totalement inadapté pour une protection de longue durée. Les planches et les piquets retenant la berge commencent à pourrir par endroit. Mais il est évident que cette essence d'arbre est nettement moins chère pour les VNF. Nous avons pu admirer les réparations remarquables du ponton duquel 02.JPGMadame la Ministre Kosciusko-Morizet a embarqué. Ce ponton dont les photos sont jointes a été rafistolé au moyen de quelques vis cruciformes, et encore pas tout le ponton car une partie est plutôt branlante, voire pourrie. Sur le site de Villedubert, on peut également admirer les portes 03.JPGd'écluse dont les VNF ne daignent même pas ôter les branchages qui y sont accrochés depuis le début de l'hiver, et dont la rouille est une preuve supplémentaire du mauvais entretien général du monument et de ses bâtis. Quant aux alignements de tilleuls argentés (et non frênes comme les VNF avaient pu l'annoncer en Juillet 2011), il serait intéressant de savoir comment le choix a été fait. Une seule rangée sur chaque berge, éloignée d'environ 5 à 6 mètres de la berge, mais c'est l'un des endroits les plus larges du canal et nous avons pu constater que si les platanes qui ont une hauteur jusqu'à 40 à 55 mètres et une envergure proportionnelle couvraient le canal et formaient une voûte ombragée, il n'en sera certainement pas de même des tilleuls argentés qui atteignent au maximum 30 mètres et dont l'envergure est nettement moindre que celle des platanes. Ces tilleuls argentés extrêmement jeunes et qui n'arriveront à maturité que dans minimum 35 à 40 ans, ne couvriront jamais le canal comme le faisaient les platanes.

Trèbes:

04.JPGHaut lieu de la jardinerie ministérielle. 164 platanes y ont été abattus entre le port et l'écluse. Contrairement à Villedubert, pas de tunage et les platanes étaient beaucoup plus proches de la berge. Sur les alignements, rien à redire, une rangée côté route et double alignement côté promenade, des platanor chacun portant l'étiquette de son géniteur Mr Vigouroux et de ses papas putatifs Rouy et Imbert. Mais voilà, comme VNF ne fait jamais le travail complètement, il ne fallait pas chercher très loin le problème. Il avait bien été annoncé par les Voies Navigables un coût unitaire des platanes de 5000 euros se décomposant en 1000 euros pour le géniteur et les papas, 1500 euros pour abattre le platane malade et 2500 euros pour refaire les berges, ce qui faisait 5000 euros par 05.JPG42.000 platanes = un peu plus de 200 millions d'euros. A Trèbes, les berges n'ont aucunement été restaurées et le travail est donc fait à moitié mais les coûts annoncés restent les mêmes. Que va-t-il se passer quand les racines (que vous pouvez voir sur les photos) vont être pourries, soit dans cinq à six ans? Eh bien les berges vont s'effondrer dans le canal et les plantations le long de la route risquent fort de suivre le mouvement. Ces plantations sont donc un leurre de plus de la part des VNF. A Trèbes, nous pouvons toujours admirer la maison du gardien du canal en ruine et dont les VNF et la municipalité actuelle ne semble pas vouloir modifier l'aspect. Il en est de même du moulin dans un très mauvais état et pour lequel au moins une proposition de reprise a avorté, le prix demandé par VNF étant prohibitif.

Capestang:

Nous avons déjà parlé des problèmes de Capestang et nous y reviendrons très bientôt. Rappelons toutefois que la gestion du port de Capestang et Poilhès vient d'être attribuée à la Société Véolia qui après son éviction du port de Ramonville aux portes de Toulouse, désirait plus que tout mettre un pied sur ce canal dont la capacité en volume d'eau représente 90 millions de mètres cube. Nous avons été alertés par des habitants de Capestang ainsi que par des occupants de bateaux concernant l'installation de bornes modernes pour l’alimentation en eau et électricité, ceci directement sur les berges de ce monument classé et la consolidation des berges qui consisterait en un bétonnage et réalisation en bois “traité”. Mais a-t-on demandé quelque chose à l'UNESCO pour faire de tels travaux sur les berges donc dans la zone sensible normalement gérée par les VNF? Nous aimerions voir l'accord sur travaux de la part de l'UNESCO qui ont été immanquablement avisés d'un tel projet. Nous ajoutons à ce problème le remarquable travail effectué à l'entrée de Capestang sur environ 200 mètres. Les platanes ont été abattus et non remplacés. Une tentative de tunage a été effectuée sur cette partie mais il faut aller voir le résultat, piquets carrés ou ronds, planches de mauvaise qualité, grillage avec de la terre pour couronner le tout. Résultat les bateaux se prennent dans le grillage et les piquets carrés abiment les coques des bateaux.

Alors nous posons à nouveau les questions: Quand Monsieur Chatillon va-t-il remettre son rapport contenant l'agenda paysager? Qu'en est-il des travaux de consolidation des berges? Quand vont commencer la globalité des travaux? Quand des études sur l'épidémie du chancre vont-elles être faites et proposées au public afin qu'on sache? Quand nos politiques vont-ils enfin comprendre que le Canal du Midi est en danger? Quand va-t-on interdire ce grand n'importe quoi dans les zones sensibles du Canal du Midi?