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26/04/2012

La France peut-elle rembourser sa dette de 1750 milliards d'euros?...

Saint du jour :                  Sainte Alda et saint Anaclet

Contrepèteries :             Dommage, j'étais en face de la poutre

                                           Cette fois, j'ai senti le bout de ses galoches

                                           Ce n'est pas au pieu qu'est réservé le plaisir de dîner

                                           Ces luttes perpétuelles épuisent la malheureuse Russie            

Dicton Français :             Des mauvaises coutumes naissent les bonnes lois         

Dicton Juif :                      Il n'est rien qui ai un goût plus amer que la vérité

Dicton Africain :              Celui qui n'a pas été volé ne monte pas la garde

Proverbe Chinois :          Quand on a dix pas à faire, neuf font la moitié

Dicton du jour : 

 

Comme un homme politique ne croit jamais ce qu'il dit, il est étonné quand on le croit sur parole.

Anonyme

 

 

La France peut- elle rembourser sa dette de 1750 milliards ?...

 

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Dans l'actuelle campagne électorale les Français se posent toutes sortes de questions, qui restent sans réponse...

Par exemple :

  • Comment nos gouvernants Chefs d'Etat, Premiers ministres et ministres des Finances ont-ils pu accumuler depuis 1981,en 30 ans, une dette publique monstrueuse qui était de 1300 milliards d'euros en 2007, de 1750 milliards (environ...) en 2012 sans que personne n'en informe les Français et ne tire la sonnette d'alarme avant 2007 (le PM François Fillon) ?
  • Le livre "L'oligarchie des incapables" paru en janvier 2012 nous informe qu'un ministre des Finances, Francis MER ex P.-DG d'Usinor Sacilor s'en est alarmé, en avril 2003 directement auprès du Président de la République Jacques Chirac. Ce dernier lui a négligemment répondu, contrarié: "Ecoutez, Mer, tous les gouvernements ont emprunté depuis 30 ans pour boucler les budgets. On peut bien continuer encore un peu, non ?"

Et les choses en sont restées là sans que le discret ministre Francis Mer ne déballe le problème sur la place publique...Chirac le "roi fainéant" a terminé son quinquennat sans plus s'en soucier."Après moi le déluge !" disait déjà Louis XV quand son ministre des Finances l'alertait sur le montant de la dette royale et l'absence d'argent dans les caisses de l'Etat !

51.jpgQui a succédé en avril 2004 à Francis Mer au Ministère de l'Economie et des Finances ? Nicolas SARKOZY ! On peut penser que le ministre sortant l'a prévenu de l'existence d'une dette colossale mettant en péril l'économie française toute entière...Sarkozy a été ministre des Finances pendant 8 mois..Il n'a pas pu ne pas être informé de cette dette de 1200 milliards d'euros...Il n'a rien dit, ses préoccupations étaient ailleurs ! Se faire élire Président de la République !

La dette a donc continué à s'aggraver sans que personne n'intervienne..

50.jpgDepuis 2007 et l'élection de Nicolas Sarkozy comme Président, la dette s'est alourdie de 500 milliards, pour atteindre 1700, 1750 Mds on ne sait pas au juste ! En 5 ans Sarkozy a augmenté la dette déjà colossale de 50%!

La question est : comment un homme qui a caché aux Français de 2004 à 2007 l'existence d'une dette publique colossale , puis l'a augmentée de 500 milliards (ou plus !) en 5 ans pourrait- il maintenant la réduire, la supprimer ? Peut- on sérieusement compter sur lui pour une telle tâche ?

Autre question, comment son successeur si successeur il y a, pourra résoudre le problème. Comment  les 60 points seront-ils financés puisqu'il n'y a plus aucune marge de manœuvre?

25/04/2012

Canal du Midi et VNF c'est je t'aime moi non plus!!

Saint du jour :                   Saint Marc                         

Contrepèteries :             Les jeunes filles romanesques adorent les nids à verdures

                                           Les ponts de Cologne sont immenses

                                           Ma dactylo n'a que faire de votre porte-mine

 Dicton Français :            Ne sait point pardonner qui ne sait punir.

Dicton Juif :                      N'enseigne pas à ton père comment faire des enfants

Dicton Africain :              La persévérance est un talisman pour la vie.

Proverbe Chinois :          Plus le méchant est riche et honoré, plus l'extinction de sa race est assurée

Dicton du jour :

Quand la société serre les fesses, les espaces de liberté rétrécissent

Roland Topor

 

 

Canal du Midi et VNF c'est je t'aime moi non plus!

Je suis de plus en plus amusé à la lecture, chaque jour, des articles qui se rapportent aux VNF et au Canal du Midi. Amusé, comprenons-nous, non pas par l'état du monument qui empire de jour en jour, non pas par les nouvelles alarmantes d'envasement ou de mauvais état, non, par les nouvelles toujours aussi optimistes de la part des VNF. Car pour ceux qui s'intéressent aux deux sujets, tout baigne comme on dit si bien, il n'y a pas de soucis à se faire.

50.jpgMais rassurez-vous braves gens, le Canal du Midi, le Canal de la Robine, le Canal latéral à la Garonne ne sont pas les seuls à être mal entretenus, des voix s'élèvent du côté du Canal de Bourgogne, d'autres du côté de la Saône. Et que dire du canal d'Arques à Saint-Omer, le lit est tellement envasé (deux mètres par endroit) qu'une île s'est formée en son milieu, et lorsque le Syndicat Mixte de Gestion des Eaux local demande d'intervenir aux Voies Navigables de France, c'est un refus catégorique et raison invoquée "MANQUE D'ARGENT" j'oserais dire "Manque de liquidités". Pour la petite histoire, cet épisode d'envasement se passe pile en face de l'antenne audomaroise des VNF, lesquelles ne peuvent pas dire qu'ils n'étaient pas au courant.

 

Alors lorsqu'on lit au détour d'un site internet que les Voies Navigables de France sont nominées pour les trophées Européens du développement durable parce qu'ils préservent la biodiversité lors de la réfection des berges. De qui se moque-t-on?? Qui a pris cette décision de proposer les VNF? mais le Ministère de Madame Kosciusko-Morizet bien sûr!

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Des exemples de biodiversité et d'entretien

vus par les VNF.

Cela vaut bien un trophée Européen.

Il est deux interrogations que je me fais en permanence: Comment les VNF gèrent le Canal du Midi? et Pourquoi les Conseils Régionaux disent-ils ne pas vouloir donner à la place de l'État propriétaire alors qu'ils le font quand même?!!

Pour la première question, il faut tout de même admettre qu'il est difficile de restaurer et entretenir sans avoir le moindre sou du propriétaire. Mais d'un autre côté il faut se demander comment se fait la gestion des priorités. On a pu voir et je l'ai démontré dans un billet précédent que les VNF n'ont rien fait dans les temps pour l'épidémie du chancre coloré et qu'ils continuent à ne rien faire, à part Villedubert et Trèbes qui ont vu de nouvelles plantations, les autres communes n'ont rien vu venir (voir l'exemple actuel de Villeneuve-les-Béziers). Cette épidémie est connue depuis 1989  et non pas 2006 comme le disent les VNF. L'envasement, parlons-en, certains Narbonnais commencent à crier au scandale après avoir lu sur le journal local que le canal de la Robine était envasé. Moi qui habite à Toulouse, j'avais déjà prévenu de cet envasement après avoir vu l'état du canal dans sa période de chômage. Les VNF se contentent de retirer la vase sur des distances de 20 à 30 mètres lorsqu'un bateau commence à racler dangereusement le fond de la cuvette. Est-ce cela de la gestion? Et il en est de même pour tout ce qui touche les canaux du Sud-Ouest et du Midi.

Quant aux Conseils Régionaux qui ne veulent pas donner pour la restauration et l'entretien, sous le prétexte que c'est l'État qui est propriétaire, qu'ils ne nous fassent pas rigoler, il donnent quand même.  Des 53.jpgexemples? Le village de La Redorte dans l'Aude a décidé de refaire les berges du Canal du Midi dans son passage dans leur commune. Ce travail a été remarquablement bien fait et devrait être copié par d'autres. mais qui a payé? Comme vous le montre la pancarte: la commune 46%, le Conseil général Languedoc-Roussillon 28% et l'État 20% seulement. Un autre exemple, la restauration du pont-canal d'Agen sur le canal latéral de Garonne, qui sera entamée lors de la prochaine période de chômage, est financée par l'État à hauteur de 47% (4,575 M euros) et la Région Aquitaine 34% (3,412 M euros). Enfin un dernier exemple pour la route, VNF, la Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée et la ville d'Agde viennent de signer un partenariat d'aménagement d'un site de port fluvial le long du Canal du Midi (y a -t-il eu concertation avec l'UNESCO?), mais qui va payer? L'État via les VNF? cela serait très étonnant, les collectivités locales? Oh que oui!!!!

Et après, les Régions par l'intermédiaire de leurs Président, refusent de restaurer le Canal du Midi, quelle mauvaise foi! Mais le gagnant dans l'histoire, ce sont les Voies Navigables de France qui signent des partenariats sans avoir à débourser quoi que ce soit.

Vous comprenez pourquoi maintenant, j'avais proposé en Septembre 2011, lors d'une conférence de presse, la création d'une Entreprise Publique multi-régionale chargée des voies navigables sur les trois régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, ainsi que de la mise en valeur patrimoniale et touristique.

Guy SENTENAC le 25 Avril 2012

A partir d'aujourd'hui, je n'autorise plus l'association Pais Nostre à utiliser mon travail comme il a déjà été fait sans mon autorisation.

 

 

24/04/2012

Public, privé? Connaître les grandes différences pour mieux en parler!

Contrepèteries  :            Pas de bonne chasse sans solides pieds

                                               Pour parvenir au but il faut du courage

                                               On compte souvent plusieurs courses pour un seul but

                                               On dîne mieux quand on est peu                           

Dicton Français :              Si tu veux vivre en paix, vois, écoutes et te tais.             

Dicton Juif .:.                     Songe dans le vestibule, à te mettre en l'état de paraître dans la salle

Dicton Africain                                La mort de donne pas de rendez-vous

Proverbe Chinois :         Mieux vaut mécontenter par cent refus que de manquer une seule promesse

Dicton français du jour :

Comme un politicien ne croit jamais à ce qu'il dit, il est toujours étonné que d'autres le fassent

Charles de Gaulle

 

Public? Privé? Connaître les grandes différences pour mieux en parler!

 

 51.jpgEn matière d'emploi, de salaires, de retraites, de couvertures sociales, etc, lorsqu'on ne sait plus quoi dire, on oppose toujours Public et Privé car pendant ce temps, les politiques peuvent souffler. Il est certain qu'il est difficile de comparer mais peut-être est-il utile de rappeler les grandes différences qui existent, même si ce billet ne se veut pas exhaustif et parfait. On retrouve de grosses différences dès le recrutement jusqu'à la retraite.

Recrutement:

Dans le secteur privé, les embauches se font sur CV et entretiens, mais il apparaît de plus en plus que toutes les offres ne sont pas rendues publiques ce qui entretient ce qu'on pourrait appeler le "système démerde". Dans la fonction publique d'État, le recrutement se fait par concours par catégorie, la réussite aux concours assure un poste de fonctionnaire d'État à vie sauf dans la période de stagiaire. La fonction publique territoriale mêle un peu des deux, concours et entretiens.

Salaires:

Globalement, les rémunérations dans le public sont  supérieures au privé, mais là encore il faut faire un distingo entre État et territorial. Les moyennes relevées sont de 2377 euros pour la fonction d'État et hospitalière, 2156 dans la fonction territoriale et 2041 dans le privé. Il faut cependant pondérer ces moyennes, les temps de travail étant supérieurs dans le privé par rapport au public en particulier pour les cadres.

Temps de travail:

La moyenne dans le privé est supérieure au public, 38,5 heures pas semaine dans le privé contre 37 heures dans le public. Cette différence a grandi depuis ces dernières années et le fiasco des 35 heures. De plus les heures supplémentaires sont très utilisées dans le public, 30% dans l'administration publique pour moins de 10% dans le privé. L'utilisation des heures supplémentaires est en constante augmentation dans le public, ce qui est un paradoxe, utiliser des heures supplémentaires alors qu'on supprime des postes en masse!!?

Licenciements:

On connaît malheureusement la situation désastreuse de l'emploi dans le privé ou les licenciements économiques sont de plus en plus nombreux, enfin, économiques...paraî-il!!! Dans le public, le licenciement économique n'existe pas et lorsqu'un service est supprimé, les agents sont automatiquement reclassés.

Allocations familiales:

Toutes les familles perçoivent, quels que soient leur revenu, des prestations familiales. Mais dans le public, les agents perçoivent un supplément familial de traitement à partir de la naissance d'un enfant et jusqu'à ce qu'il ne soit plus à charge. Ce supplément est plafonné et calculé en additionnant une part fixe et une part variable calculée sur la rémunération.

Cotisations sociales:

Là encore des différences en faveur du public même si globalement les cotisations sont proches entre privé et public. Les prises en charge sont identique entre privé et public. Par contre les arrêts maladie et les invalidités ne sont pas régularisés de la même façon. Il n'est que constater le problème de la période de carence récemment remise en question mais toujours pas solutionnée. Bien que les avantages soient en faveur du public, il est étonnant de constater que les taux de cotisation employeur soient supérieurs dans le privé (12,8%) que dans le public (9,1%). Employés à vie, les fonctionnaires ne payaient aucun chômage jusqu'à 1983. Depuis cette date, ils payent une cotisation de solidarité de 1%, ce qui est loin des 6,4% payés pare les entreprises et salariés du privé.

Retraites:

52.jpgIl serait trop long d'expliquer les différences entre privé et public tellement elles sont nombreuses et compliquées. Des exemples toutefois: le montant de la future retraite est calculée en fonction des cotisations pour le privé et garantie par l'État pour le public, le calcul se fait sur les 25 meilleures années voir la carrières complète(ARRCO AGIRC) pour le privé, sur les 6derniers mois pour le public. Résultat, la moyenne enregistrée des retraites hors réversion est de: hommes 2204 euros dans le public, 1657 dans le privé, femmes 1749 euros dans le public et 650 euros dans le privé. Cette différence s'explique par la précarité de l'emploi dans le privé et particulièrement pour les femmes.

Arrêts maladie et absentéisme:

50.jpgC'est ce que certains appellent le fléau de la fonction publique. L'absentéisme y compris maternité, motifs syndicaux et autres est en moyenne de 24,8 jours par an et par personne hors congés. Plus la taille de la collectivité augmente, plus l'absentéisme augmente lui aussi. Il est certain que là encore la précarité de l'emploi dans le privé joue sue l'absentéisme.

Logements de fonction:

Aucun avantage n'existe dans le privé, sauf peut-être pour certains cadres supérieurs à titre temporaire. Environ 130.000 fonctionnaires bénéficient de logements de fonction ce qui représente en moyenne un avantage d'environ 10000 euros par an et par agent et coûte 1,30 milliards d'euros à l'État. A cela s'ajoute la prise en charge des dépenses d'eau, d'électricité et gaz et un abattement fiscal de 33% alors que les loyers sont sous-estimés au lieu des 10% habituels. Enfin environ 850.000 agents bénéficient d'une indemnité de résidence d'une moyenne de 500 euros par an et par agent, soit 1 milliard d'euros par an pour l'État.

Cette liste à la Prévert n'est pas faite pour montrer du doigt les inégalités mais pour que les discussions qui ont immanquablement lieu de temps à autre, reposent sur du concret et que cessent les exagérations lors de ces discussions.

Guy SENTENAC le 24 Avril 2012